Il pleut. Pas cette petite bruine élégante qui donne aux links écossais leur supplément d’âme. Non. Une vraie pluie, bien française, bien installée, de celles qui font regarder les clubs dans le garage avec une légère pointe de résignation. À 9 h 32, le téléphone sonne.
- Tu fais quoi ?
- Rien.
- J’arrive.
Depuis que j’ai installé un simulateur Addon Golf à la maison, j’ai découvert une nouvelle catégorie d’amis, ceux qui consultent la météo en espérant presque qu’elle soit mauvaise. Quelques minutes plus tard, nous sommes au départ du Old Course de St Andrews. Pas de billet d’avion, pas de chambre d’hôtel, pas de départ réservé des mois à l’avance. Un café posé derrière nous, un seau de balles à portée de main et cette perspective mythique devant les yeux. La technologie a ce pouvoir étrange de faire voyager très loin sans bouger de chez soi.
Évidemment, personne ne confondra une partie virtuelle avec le vent de la mer du Nord, le Swilcan Bridge ou l’émotion d’un vrai départ sur le tee du 1. Mais ce n’est finalement pas le sujet. Le simulateur n’a pas vocation à remplacer le golf. Il permet simplement de le prolonger.
Et c’est sans doute là que l’installation prend tout son sens. On l’imagine d’abord comme un équipement destiné au joueur obsessionnel qui veut travailler son chemin de club à 22 h 30. Il peut évidemment servir à cela. Les technologies de tracking permettent de mesurer, comparer, comprendre, recommencer. Mais dans la vraie vie, l’usage devient vite beaucoup plus large. Les enfants viennent taper quelques balles. Les amis veulent essayer. On lance un concours d’approches après le dîner. On joue neuf trous un dimanche soir. On travaille son swing vingt minutes entre deux rendez-vous. Et, bien sûr, dès que la pluie s’invite un samedi matin, il y a toujours quelqu’un pour envoyer un message « on joue chez toi ? » C’est d’ailleurs ce qui change complètement la perception de l’investissement. Ce qui pouvait, sur le papier, ressembler à mon plaisir de golfeur est devenu un équipement de la maison. Il crée des moments, des défis, des prétextes pour se retrouver. Et, fait rare, personne ne me reproche vraiment de jouer au golf.
Le plus surprenant est peut-être là, un simulateur de golf domestique n’est pas forcément cette installation extravagante que l’on imagine.
Quand on commence à comparer son prix à celui de certains aménagements de loisirs d’une maison, comme une piscine par exemple, la perspective change. D’autant qu’une piscine a ses saisons. Le simulateur, lui, ne connaît ni l’hiver, ni la nuit, ni l’orage. Et chez nous, il fonctionne presque tous les jours. Encore faut-il qu’il ressemble à la maison. C’est précisément l’intérêt de l’approche Addon Golf. Il ne s’agit pas de poser au milieu d’une pièce une grande cage noire avec un écran et de considérer le travail terminé. Chaque projet peut être pensé en fonction du lieu, de ses dimensions, de son architecture, de son usage et, surtout, de ceux qui vont y vivre. Une pièce dédiée, un garage que l’on transforme, un espace à intégrer dans une maison contemporaine ou même un module extérieur, les possibilités sont nombreuses. Dimensions, revêtements, sols, mobilier, éclairage, acoustique, projection, système de mesure… l’installation peut être personnalisée jusque dans ses détails. Et c’est probablement le point le plus rassurant pour ceux que la technique rebute. Addon Golf prend en charge l’ensemble du projet. Étude de l’espace, modélisation, fabrication des éléments sur mesure, installation, intégration du matériel, calibration et mise en service. À la fin, le principe est assez simple, on prend un club et on joue.
Ce matin-là, j’ai encore perdu à St Andrews. Enfin, « perdu » est un bien grand mot. Disons que j’ai encore été prétentieux sur la stratégie à adopter sur le Road Hole. Dehors, il pleuvait toujours. Nous avons repris un café, changé de parcours et relancé une partie.
Finalement, avoir St Andrews à la maison présente aussi un avantage que les Écossais eux-mêmes n’ont peut-être pas. Quand la météo devient vraiment trop mauvaise, ici, personne n’a besoin de sortir son parapluie.
- Présence de marque rémunérée -